mercredi 4 mars 2015
vendredi 7 février 2014
4G : 11 000 antennes-relais sont en service dont 1000 pour Free
Free poursuit le déploiement de son réseau 4G avec 998 sites en service au 1er février 2014. Bouygues Telecom continue de dominer avec 5896 sites
u 1er février 2014, 12 945 sites 4G ont été autorisés, tous opérateurs confondus, depuis le 1er janvier 2014, selon les derniers chiffres diffusés par l'Agence nationale des fréquences (Anfr).
u 1er février 2014, 12 945 sites 4G ont été autorisés, tous opérateurs confondus, depuis le 1er janvier 2014, selon les derniers chiffres diffusés par l'Agence nationale des fréquences (Anfr).
Sur ce nombre, en hausse de 3,4 % en un
mois, 11 398 sites 4G étaient en service. Bouygues Telecom mène encore
largement les déploiements (5 896) grâce à la réutilisation de ses sites
1800 Mhz. Ayant mis les bouchées doubles pour ne pas se laisser
distancer par la filiale de Bouygues, Orange dispose désormais de 4700
sites en service.
Ces deux opérateurs distancent toujours
leurs deux poursuivants. SFR a 1405 sites en service (contre 1294 en
janvier 2014) et Free frôle la barre du millier de sites 4G (contre 824,
un mois plus tôt).
Retrouvez la carte de positionnement des antennes de l'Agence nationale des fréquences.
SFR privilégie le déploiement des fréquences 800 MHz
En
termes de fréquences déployées, les statistiques de l'Anfr confirment
les choix propres à chaque opérateur. SFR a résolumment opté pour la
couverture du territoire au moyen des fréquences 800 MHz, à la portée
supérieure.
Free ne dispose que de fréquences 2600
MHz (contrairement à ses trois rivaux), adaptées aux zones urbaines
denses. Orange a, pour sa part, choisi de déployer ses deux gammes de
fréquences avec une prédilection pour les fréquences 2,6 Ghz.
SFR et Bouygues Telecom ont signé un
accord de mutualisation de leurs sites 2G/3G/4G visant à rationaliser
leurs déploiements respectifs en région (hors les 22 agglomérations de
plus de 200 000 habitants). Cette alliance ne se concrétisera pas avant
2015, date à laquelle les premiers sites partagés seront mis en servoce.
Source :
Voyages-sncf.com combine place de concert et billet de train
Le site d’e-tourisme se lance sur le marché des loisirs en proposant à la fois des places de spectacles ou de musées et les billets de train pour s’y rendre. Avec cette offre, Voyages-sncf.com espère séduire un million de nouveaux voyageurs d’ici à 2017.
Le « voyagiste digitale » étend
sa toile. Après avoir packagé billet de train et nuit d’hôtel,
voyages-sncf.com s’attaque aux activités de loisirs. En lançant « Les Instants V. »,
le leader français de l’e-tourisme propose de réserver à la fois une
place de concert ou un billet pour un parc d’attraction et le billet de
train pour s’y rendre. Plus besoin de jongler entre le site de la SNCF
et celui de la billetterie pour coordonner les dates, l’internaute
réalise toutes ses emplettes sur le premier. Malin !
Avec cette offre
groupée, la filiale de la SNCF vise les 65 % de Français qui, selon une
étude CSA, renoncent à des sorties ou des loisirs pour des raisons de
transports et d’éloignement géographique. Et quand ils se décident enfin
à franchir le pas de leur porte, ils prennent à 80 % la voiture et
seulement à 13 % le train. Grâce à cette activité courts séjours,
Voyages-sncf.com compte séduire 10 % de nouveaux voyageurs d’ici 2017.
Soit un million de personnes qui n’auraient pas, sans cela, préféré le
train.
L’offre porte sur les concerts et les
spectacles, les compétitions sportives, les festivals, les musées et
expositions et les parcs d’attractions. Outre France Billet, filiale de
la Fnac et numéro un de la billetterie en France, le site a noué un
partenariat avec de multiples organisateurs d’événements comme le
Futuroscope et Vulcania, le festival de jazz de Montreux, Paris Musées,
l’Opéra de Lyon ou la ligue nationale de Rugby.
Une double réservation en cinq clics
Le site a joué la carte de la simplicité. « En
cinq clics, paiement compris, vous avez validé votre sortie, avance
Yves Tyrode. Cinq clics qui ont nécessité deux ans de travail à une
équipe de vingt personnes ». Pour autant, le directeur général de
voyages-scnf.com ne veut pas seulement écouler des billets mais une
« expérience voyageur ». Les clients auront droit à de petites
attentions. Ils se verront offrir un programme au théâtre du Châtelet ou
seront surclassés au théâtre Antoine. Pour couvrir tout le séjour, la
site va progressivement intégrer l’hôtellerie. Il s’engage, enfin, à
rembourser ses clients en cas d’annulation du spectacle.
Enfin, Yves Tyrode a de grandes
ambitions à l’international. Dès 2014, Les Instants V. vont s’étendre
aux pays francophones, à l’Angleterre, l’Allemagne, l’Asie, les
Etats-Unis. « Avec nos 7 millions de visiteurs uniques par mois, nous allons faire la promotion de France dans le monde ». Une louable intention pour que notre pays reste la première destination touristique au monde.
Tous les temps forts des TechDays 2014
Plus de 300 sessions, 140 exposants, 18 000 visiteurs attendus… Du 11 au 13 février, les technologies Microsoft tiendront salon. Demandez le programme !
Les
11, 12, 13 février, 18 000 visiteurs sont attendus au Palais des Congrès
de Paris pour « le plus grand événement informatique propriétaire
d’Europe ». Trois jours pour faire le point sur les technologies et
l’écosystème Microsoft avec plus de 300 sessions et 140 exposants.
Jour 1. Comme le veut
la tradition, le premier jour sera réservé aux développeurs. Avec des
ateliers très pointus faits par des développeurs pour les développeurs. « Si au bout de 5 minutes, vous êtes perdu, c’est normal, vous n’êtes pas développeur », prévient Nicolas Petit, directeur de la division marketing et opérations de Microsoft France.
La journée débutera par une plénière intitulée « Votre futur est dans le code ». « Il
s’agit de montrer qu’il est possible à la fois de développer sous des
technologies de Microsoft et dans d’autres langages puis de travailler
de concert en open source, sur des frameworks de développement ou sous
Windows Azure. »
Les codeurs chevronnés pourront ensuite
assister – s’ils ont réservé à temps - les sessions stars « Coding4Fun »
et « Geek is in da House ». Le 11 février, à 14h, Microsoft donnera
aussi le nom des lauréats de son concours des meilleures applications sous Windows 8 et Windows Phone 8.
Jour 2. Le deuxième
jour sera, lui, consacré aux professionnels de l’informatique.
L’intitulé de la plénière du matin donnera le ton : « Les temps
changent, votre SI aussi ». Pour Nicolas Petit, l’heure est, en effet,
au changement. « La fin du support de Windows XP le 8 avril a valeur
de symbole. Un OS sorti en 2001 à l’époque des disquettes 3,5 pouces.
La centaine de milliers d’utilisateurs en France qui sont restés sous ce
système d’exploitation connaîtront certainement la dernière grande
migration ».
Deux retours d’expérience seront
particulièrement bien suivis. Distributeur de matériel électrique, Rexel
voit son modèle économique transformé avec les objets connectés et la
domotique. Le Crédit Agricole viendra expliquer comment le numérique
irrigue la relation client de la banque de détail au travers notamment du projet Nice.
« Objets connectés, avez-vous donc une âme ? »
Jour 3.
Le troisième et dernier jour, dédié aux décideurs métiers, s’ouvrera
par une note de poésie avec une conférence baptisée « Objets connectés
avez-vous donc une âme ? ». Directeur technique de Microsoft France,
Bernard Ourghanlian sera notamment entouré de Rafi Haladjian (Sense) et
Henri Seydoux (Parott). Il sera question de voitures autonomes,
d’ampoules économes et… de raquettes de tennis connectées.
Les TechDays feront une large place,
cette année, aux usages innovants. Il n’y aura plus de produits dans le
Village des exposants mais des « zones expérientielles » qui mettront en
scène des solutions déjà en production en matière d’hôpital numérique,
de magasin connecté ou de ville intelligente.
Microsoft évoquera IssyGrid, le quartier
à « énergie intelligente » d’Issy-les-Moulineaux bâti, entre autres,
avec Schneider Electric, Steria et Bouygues Immobilier. Avec Sensorit,
l’éditeur présentera la fenêtre communicante, qui contrôlée par le geste
ou le tactile, permet de baisser les volets, d’afficher la température
ou un flux Twitter.
Autre buzzword, les TechDays ne pourront
faire l’impasse sur le big data. Que peut apporter l’analyse des
données de masse pour le marketing, les RH ou la direction financière ?
Enfin, un focus particulier sera mis sur le secteur public. Ou comment
le numérique transforme la relation patient-médecin ou élève-enseignant.
Résultats : 2013, une année record pour Dassault Systèmes
Pour l'éditeur français de
logiciels 3D, 2013 s’est présenté comme une année record aussi bien en
termes de bénéfice net que de chiffre d'affaires. Il envisage l'exercice
2014 avec optimisme grâce à de "nombreux signes encourageants".
Son bénéfice net s'est ainsi établi à 352 millions d'euros, en hausse de 5% sur un an, tandis que son chiffre d'affaires a progressé de 1,9% à 2,06 milliards.
« Nous estimons que le premier trimestre
2014 devrait se situer dans la continuité de l'année 2013, tandis que
nos leviers de croissance se mettent progressivement en place au cours
de ce trimestre », a commenté le directeur financier Thibault de
Tersant, cité dans le communiqué.
« Sur l'ensemble de l'exercice 2014,
de nombreux signes encourageants et l'introduction de nouvelles offres
nous permettent d'envisager une croissance à deux chiffres des ventes de
nouvelles licences, à taux de change constants ».
Dassault Systèmes table ainsi sur un
objectif de croissance de son chiffre d'affaires annuel (non-IFRS)
"d'environ 10% à 11% à taux de change constants, soit 2,21 à 2,23
milliards d'euros sur la base des hypothèses de taux de change 2014". Le
groupe vise également une croissance organique de sa marge
opérationnelle d'environ 150 points.
En un an, Dassault Systèmes a réalisé huit acquisitions. La dernière en date portait sur la société américaine Accelrys, spécialisée dans les solutions de gestion du cycle de vie dans le domaine de la chimie et des biotechnologies.
Dassault Systèmes met à jour sa plateforme 3DExperience
La plateforme 3DExperience de Dassault Systèmes passe à la version R2014x et sera disponible en février prochain en mode cloud et sur site.
Annoncée en septembre dernier, la
nouvelle version de la plateforme 3DExperience de Dassault Systèmes sera
disponible le 24 février prochain. Nommée R2014x,
celle-ci s’utilise aussi bien on-premise (autrement sur site, en
interne à l’entreprise) et en mode cloud privé ou public. Dans le
premier cas, 41 « industry solution experiences » sont disponibles et
183 processus associés.
Via le Cloud, seuls 14 modules sont proposés et 60 processus (voir le site web de l’éditeur pour une liste exhaustive des modules). «
Nous proposons des Industry Solution Experiences pour des grandes
organisations et des applications pour une utilisation au quotidien »
précise Dominique Florack, directeur général adjoint, produits et
R&D, Dassault Systèmes dans le communiqué annonçant le lancement. Au
total ce sont douze industries différentes qui sont visées de
l’aéronautique aux services financiers.
L’éditeur français annonce du même coup
Solidworks Mechanical Conceptual pour avril prochain. Ce sera la
première application Solidworks disponible sur la plateforme
3DExperience. Elle bénéficie donc des fonctionnalités d’autres
applications notamment collaboratives.
a1
Link
Le parc de cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements, a dépassé 6,9 millions au 31 décembre 2013, soit + 48 % en un an, selon l'Arcep.
Les cartes SIM machine to machine servent à des échanges courts et épisodiques, entre des équipements
Les applications utilisant des cartes SIM machine to machine
sont en plein essor en France. Les derniers chiffres de l'Arcep,
portant sur l'année 2013, font état d'une progression impressionnante du
parc de ces cartes SIM : + 48 % en un an !
Au 31 décembre 2013, il y en avait
pratiquement 7 millions (6,9 exactement) en circulation, dont 400 000 de
plus sur le seul dernier trimestre.
Ces cartes SIM sont utilisées
exclusivement pour des échanges brefs mais récurrents de données entre
équipements. Leurs applications concernent le traçage de véhicules ou de
machine industrielle ou les relevés de compteurs ou de capteurs, voire
la télé-alarme ou la télésurveillance.
Dans ses statistiques, l'Arcep tient
compte des cartes SIM équipant les "machines", que les échanges de
données se fassent uniquement en réception ou en émission ou dans les
deux sens.
Le déploiement programmé des compteurs
communicants d'électricité (par ERDF) et de gaz (par GDF-Suez) chez les
abonnés résidentiels, fera exploser le parc des applications machine to machine sur les prochaines années.
Source :
- Arcep (observatoire des marchés des communications électoniques, services mobiles)
Le nombre de forfaits MtoM (6,9 millions au 31 décembre 2013) a progressé de 400 000 en un trimestre, fin 2013
Accueil
La Cour d’appel de Paris inflige 3000 euros d’amende au hacker Bluetouff pour avoir téléchargé des données de santé publique en libre accès. Ce dernier vient de former un pourvoi en cassation.
C’est énorme :) Je suis officiellement un cybercriminel ».
Sur son compte twitter, le hacker Bluetouff -Olivier Laurelli dans le
civil- a l’air de prendre la chose avec humour. Il est pourtant tombé
des nues ce 5 février à l’annonce de sa condamnation à 3000 euros
d’amende par la Cour d’appel de Paris pour « maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données » et « vol » de documents.
« Nous n’avons toujours pas accès à
l’heure qu’il est à l’arrêt prononcé. Ce qui veut dire que nous ne
connaissons pas les motifs de cette décision. Olivier Laurelli a
cependant décidé de se pourvoir en cassation à l’aveugle. Encore plus
que l’amende, c’est l’inscription au casier judiciaire qui l’a convaincu
de ne pas en rester là », nous a confié ce jeudi 6 février maître Olivier Iteanu, l’avocat qui représente Bluetouff.
Une affaire judiciaire qui tourne à la farce
L’affaire
remonte au mois d’août 2012. Après une requête toute bête sur Google,
Bluetouff tombe par hasard sur un répertoire de l’extranet de l’ANSES
(Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments pour les humains et
les animaux) recelant 8000 fichiers sur un serveur non sécurisé. Les
documents portent sur les risques liés aux nanomatériaux. Certains
d’entre eux sont, en outre, accessibles sur Google Documents. Bluetouff
les télécharge donc et en transmet une partie à un journaliste qui va en
tirer un article publié sur le site Reflets.info.
Mais pour l’ANSES, ce sont des documents
de travail interne qui n’auraient jamais dû être divulgués, bien que
non sensibles et non classifiés. L’organisme choisit de façon
surprenante de porter plainte. La DCRI (Direction Centrale du
Renseignement Intérieur) est chargée d’enquêter sur « l’affaire » et
Bluetouff est mis en garde à vue… durant 30 heures. Soit six heures de
plus que la durée ordinaire ! Fin du premier chapitre de cette histoire
déjà surréaliste. Le meilleur reste cependant à venir.
La condamnation est inscrite au casier judiciaire
Lors
du procès en première instance au mois d’avril 2013, Bluetouff n’est
pas reconnu coupable d’accès frauduleux et se trouve relaxé par le
tribunal correctionnel de Créteil. L’ANSES ne se porte pas partie
civile. Mais le parquet décide de poursuivre. « A ce stade, c’est devenu un délit sans victime en quelque sorte », souligne Olivier Iteanu. Puis le couperet de la condamnation est tombé ce 5 février.
« On avait des craintes sérieuses vu
la façon dont s’était déroulée l’audience au mois de novembre dernier.
Pas au point d’imaginer que la Cour d’appel irait au-delà des
réquisitions », souligne Maître Iteanu. Cette décision de justice,
si elle est confirmée en cassation, pourrait créer un inquiétant
précédent. Tout internaute accédant à un document à partir de Google
serait alors susceptible de se retrouver accusé de « maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données » et encourir jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende….
Médiamétrie: près d'1 français sur 2 consulte Internet sur son mobile
Près d’1 Français sur 2 âgé de 11 ans et plus (49,7%) se connecte à internet depuis son mobile, soit 27 millions de mobinautes et 3,4 millions de plus en 1 an.
En moyenne, sur un jour de semaine, près de 2 mobinautes sur 3 se connectent à l’internet mobile entre 17h et 21h
Aujourd’hui,
près d’un Français sur deux âgé de 11 ans et plus (49,7%) se connecte à
internet depuis son mobile. Selon l'enquête mensuelle de Mediametrie
sur l'audience de l'internet mobile, on compte 27 millions de
mobinautes, en progression de 1,2 million en un trimestre et de 3,4
millions en un an.
En moyenne en décembre 2013, les
mobinautes ont consulté 5,9 applications et ont visité 34 sites
distincts. Plus de 9 mobinautes sur 10 (93,1%) ont visité au moins un
site sur mobile et plus de 8 sur 10 (84,2%) au moins une application.
En moyenne, sur un jour de semaine, près
de 2 mobinautes sur 3 se connectent à internet entre 17h et 21h. Le
week-end, on observe également un pic d’utilisation en début de soirée :
61,9% des utilisateurs de l’Internet mobile se connectent à leur
téléphone entre 17h et 21h.
L'enquête a constaté aussi que la
catégorie des 50 ans et plus augmentait significativement : ils
représentent désormais 1 mobinaute sur 4, contre 1 sur 5 il y a un an.
Les mobinautes, selon cet institut, sont
les personnes ayant, depuis un téléphone mobile et au cours du dernier
mois, : consulter un site ou une application mobile, traiter des
e-mails, utiliser une messagerie instantanée ou regarder la télévision.
Un milliard d’euros pour la cyberdéfense
Jean-Yves Le Drian lance le "Pacte Défense Cyber 2014-2016" pour répondre au défi que constitue la sécurisation de l'armée et de l'industrie face à la multiplication des attaques informatiques.
Le
ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a lancé ce vendredi 7 février
près de Rennes le "Pacte Défense Cyber 2014-2016" pour répondre au « défi stratégique de grande ampleur » que constitue la sécurisation de l'armée et de l'industrie face à la multiplication des attaques informatiques.
« Nous observons une croissance exponentielle de la menace en provenance du cyberespace », a souligné le ministre lors du lancement de ce pacte, à l'Ecole des transmissions de Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine).
En 2013, le ministère de la Défense a « dû affronter plus de 780 attaques significatives, contre 420 en 2012 », a détaillé Yves Le Drian, soulignant que la réponse appropriée à ces agressions « de plus en plus variées, complexes et diffuses » représentait un « défi stratégique de grande ampleur » pour la sécurité nationale.
Priorité de la loi de programmation militaire
La
cyberdéfense a été érigée au rang des priorités de la loi de
programmation militaire (LPM) 2014-2019 face à l'explosion des menaces
contre les systèmes d'information civils et militaires vitaux pour le
pays. « Ces intrusions sont de plus en plus sophistiquées. C'est une nouvelle guerre »,
a déclaré le ministre à la presse, en évoquant la possibilité
d'attaques visant aussi bien les systèmes d'armements que les secteurs
bancaires ou ferroviaires.
L'effort programmé en matière de
cyberdéfense représente, selon la Défense, environ un milliard d'euros
pendant la durée de la LPM avec, à mi-parcours, en 2016, une évaluation
des actions entreprises. « Je veux des résultats rapides », a martelé le ministre, soulignant que « de nombreux efforts restent à fournir en matière de recherche, de formation et de sensibilisation ».
En pratique, le pacte comprend six axes et une cinquantaine d'actions, allant de la création d'un pôle d'excellence cyberdéfense en Bretagne
au développement d'"équipements et de logiciels souverains" en passant
par la mise en place d'une cellule de "renseignement d'intérêt cyber".
La France, qui entend renforcer sa collaboration avec ses alliés dans ce
domaine, affiche également sa volonté de se doter d'outils offensifs
dans le cyberespace.
IBM pourrait se « débarrasser » de ses puces
Après les PC et les serveurs x86, les semi-conducteurs ? Selon le Financial Times, le groupe informatique américain réfléchirait à une possible cession de ses activités composants.
Après
les PC et les serveurs x86, les semi-conducteurs ? Selon le Financial
Times, le groupe informatique américain réfléchirait à une possible
cession de ses activités composants. Big Blue aurait embauché la banque
d'affaires Goldman Sachs pour le guider dans sa réflexion.
La transaction, dont le principe est
encore loin d'être acté, pourrait passer par la création d'une société
commune avec une société tierce, ajoute le journal économique
britannique, citant des sources proches du dossier.
Un pas de plus dans le désengagement d’IBM de l’industrie ?
L'activité
composants est intimement liée à l'histoire d'IBM qui y a investi des
dizaines de milliards de dollars. Le groupe américain est l'un des
derniers dans le monde de la IT à en maîtriser tout le cycle de
production, de la conception à la fabrication. La moindre usine de
composants vaut largement plus du milliard de dollars et les
investissements sont tout aussi colossaux en recherche pour rester à la
pointe de cette activité.
Une telle opération marquerait une
accélération du désengagement d'IBM de l'industrie, en faveur de ses
nouveaux métiers dans le logiciel et les services. Les salariés français
d’IBM relèvent toujours de la convention collective de la métallurgie
et non de celle de Syntec, dédié aux prestataires de services.
En 1999, IBM avait déjà créé en France,
Altis Semiconductor avec Infineon Technologies. Cette co-entreprise à
50/50 avait repris l’activité du site industriel de l'usine IBM
Microelectronics de Corbeil-Essonnes qui produisait des semi-conducteurs
depuis 1964. Après de fortes réductions d’effectif, Altis a été revendue en 2010 à Yazid Sabeg. Fin janvier, Big Blue a cédé ses serveurs d'entrée de gamme au groupe chinois Lenovo, qui lui avait déjà repris ses PC en 2005.
Source : l'article du Financial Times
Stockage en ligne: OVH propose 10 To pour 10 euros par mois
OVH baisse drastiquement les prix d'hubiC avec des offres de stockage en ligne de 100 Go pour 1 euro par mois et de 10 To pour 10 euros par mois. Sans engagement et à partir de ses trois datacenters français.
Face à
Dropbox, Google Drive ou Skydrive de Microsoft, sa gamme de stockage
en ligne. L'hébergeur, qui revendique 270 000 utilisateurs actuellement
pour ces offres, simplifie sa gamme en proposant plus de capacités à des
tarifs a priori intéressants.
Commercialisé 1 euro TTC par mois, le
prix des 100 Go voit son prix baisser de 23 %. L’offre 1 To est
remplacée par une offre minimale de 10 To qui présente un tarif au Go du
0,001 € TTC par mois , soit 10 euros pour 10 To. Selon OVH, ce dernier
tarif au Go représenterait une baisse de 90 % par rapport à l’ex offre 1
To. Elles sont, toutes les deux, facturées sur le principe du paiement
mensuel et sans engagement. L'hébergeur a maintenu l'offre gratuite de
découverte de 25 Go.
L'offre repose sur trois datacenters situés en France
OVH
précise que les fichiers sont hébergés et dupliqués dans ses trois
datacenters situés à Roubaix, Gravelines et Strasbourg. Depuis fin 2013,
la création de compte est autorisée aux utilisateurs résidant hors de
France.
L'offre hubiC est disponible pour les
environnements Windows, Linux, Mac OS (pour les ordinateurs) et iOS,
Android et BlackBerry Windows Phone 8 pour les mobiles.
OVH propose aussi une fonction de
sauvegarde de smartphone, aujourd’hui disponible uniquement sur Android.
Elle devrait arriver ultérieurement sur BlackBerry, iOS (iPhone/iPad)
et Windows Phone 8.
La plate-forme technique repose sur la
technologie Openstack, qui met en oeuvre des grappes de serveurs
partageant une baie de disques durs commune.
Prise en main kazam Thunder Q4.5
Le premier smartphone sous Android de Kazam, baptisé Thunder Q4.5 est un modèle au design plaisant, doué d'une bonne autonomie et équipé d'un processeur plutôt puissant.
Le Thunder Q4.5 de Kazam est un smartphone efficace à petit prix
Endurant, relativement puissant et d'un design plaisant, le smartphone sous Android de Kazam, le Thunder Q4.5, est réussi.
la promesse
Une nouvelle marque, Kazam,
fait son entrée sur le marché du smartphone avec 7 modèles répartis sur
deux gammes, les Troopers et les Thunders. Cette dernière ne compte
pour l’instant que deux modèles, un smartphone 4G qui sera commercialisé
dans quelques semaines et le Thunder Q4.5, un modèle 3G qui constitue,
pour l’instant, le haut du panier chez Kazam avec un équipement bien
équilibré… pour un prix très alléchant. Nous avons pu le tester quelques
jours avant sa disponibilité en France.
la réalité
Doté d’un écran de 4,5 pouces, le Thunder
Q4.5 est un smartphone aux proportions agréables grâce à la finesse de
son boîtier (moins de 9 mm d’épaisseur). D’un design assez classique
mais avec des lignes douces, tout en rondeur et un cerclage façon métal
qui apporte une petite touche élégante, ce boîtier, en plastique, offre
un niveau de finition satisfaisant et une prise en main confortable.
Malgré une bordure un peu large qui dans la partie inférieure accueille
les touches de navigation, l’écran constitue le grand point fort de ce
Thunder. Malgré sa petite définition (854 par 450 pixels), il arbore une
très haute luminosité, un contraste très satisfaisant et des angles de
vision très acceptables. Bref, la qualité d’affichage est au
rendez-vous !
Le Thunder Q4.5, un smartphone plutôt puissant et récatif
Fonctionnant
sous Android 4.2.2, le Thunder Q4.5 est équipé d’un processeur quatre
cœurs à 1,3 Ghz couplé à 1 Go de mémoire vive et, surtout, d’une puce
graphique plus performante que sur la plupart des modèles low cost (Mali
400 MP2). Les scores obtenus avec Antutu 4 sont donc bien supérieurs à
la moyenne plus particulièrement sur le score 3D (la petite définition
de l’écran n’est d’ailleurs pas étrangère à ce bon score (4663), mais ne
comptez pas, en revanche, sur une qualité d’affichage irréprochable).
Réactif, le Q4.5 assure donc une bonne polyvalence incluant les jeux à
effet 3D. Seul bémol, la petite mémoire interne du mobile (4 Go dont 2,7
libres), certes extensible par MicroSD pour le stockage des médias,
n’est pas franchement compatible avec l’installation de nombreux jeux.
Ce sera donc de l’occasionnel.
Endurant mais décevant en capture vidéo
Côté
autonomie, le Thunder Q4.5 ne brille pas par son endurance en appel (un
peu moins de 10 heures) mais gère correctement le surf 3G (7h40) et la
lecture vidéo (un peu plus de 9 heures). Des résultats dans l’ensemble
satisfaisants, plus particulièrement pour un smartphone low cost. C’est
en revanche, sur son capteur photo 8 mégapixels que le Thunder Q4.5
déçoit un peu, et plus particulièrement sur les séquences filmées. Les
captures sont réalisables jusqu’en HD 1080p et elles s’avèrent
relativement fluides à la lecture mais manquent de netteté et de
précision. Certains smartphones filmant en 720 x 480 points font aussi
bien. La qualité des photos, sans être exceptionnelle, offre
heureusement un meilleur rendu.
le verdict
Avec ce premier smartphone sous Android testé par la rédaction, Kazam nous fait plutôt bonne impression tant en termes de design que d’équipement. L’écran du Thunder Q4.5 est de bonne facture et le couple puissance/autonomie satisfaisant. Seul bémol, le capteur photo 8 mégapixels un peu décevant. Pour 169 euros – le mobile devrait être prochainement commercialisé chez Cdiscount et dans les magasins Tel & Com puis plus tard chez Carrefour et Vivre mobile -, le Kazam Thunder Q4.5 reste une très bonne affaire à l’instar du Smart 5 de Carrefour. Il vient se placer dans notre comparatif des smartphones à moins de 250 euros devant les modèles de Wiko.Puissant et innovant, le Galaxy S4 tient ses promesses
Grand écran, équipement de dernière génération, fonctions surprenantes... le S4 de Samsung s'impose dans la plupart des usages.
la promesse
Ressemblant à son prédécesseur le S3, le
Galaxy S4 ne révolutionne pas, au premier abord, le monde de la
téléphonie. Au-delà de son équipement dernier cri et d’un écran un peu
plus grand, il innove pourtant par une multitude de fonctions souvent
étonnantes. Se montre-t-il aussi performant que son prédécesseur ? Ses
nouvelles fonctions valent-elles le détour ? Voici les résultats de nos
tests.
la réalité
Malgré son grand écran de 5 pouces, soit une diagonale supérieure de 7 mm à celle du S3,
le Galaxy S4 conserve à peu près les mêmes dimensions : il est même un
peu moins large. Pour réussir ce tour de force, Samsung a réduit au
maximum les bords autour de l’écran. Passant sous la barre des 8 mm
d’épaisseur, l’appareil offre une prise en main très agréable et donne
l’impression à son possesseur de ne tenir qu’un immense écran au creux
de la main. Une immersion renforcée par le faible poids du S4 (130 g).
Cette légèreté a nécessité l’emploi du plastique pour la coque ultrafine
du smartphone, à la place de matériaux plus nobles. Le résultat reste
assez réussi, n’en déplaise aux amateurs de dos en métal brossé ou en
verre trempé, avec une excellente finition.
Un grand écran qui séduit
Doté d’un
processeur comptant parmi les plus puissants le SnapDragon 600 de
Qualcomm, un quatre cœurs à 1,9 GHz, le S4 se montre d’une réactivité
infaillible, y compris sur les derniers jeux à effets 3D. Tout juste
peut-on lui reprocher de chauffer un peu trop lorsqu'il est très
sollicité. L’affichage de l’écran haute définition (1920 x 1080 points)
impressionne par sa qualité. La technologie Super Amoled a sur le S4
encore été améliorée, au contraste infini s’ajoute une luminosité un peu
plus importante que sur le S3 (300 cd/m²). Malgré sa taille, l’écran ne
compromet pas l’autonomie du smartphone, très bonne, avec plus de 14
heures en appel, 7h30 en surf 3G et 9h30 en lecture vidéo. Même si elle
n’atteint pas celle du Galaxy Note 2, qui reste un champion en la matière…
Vraiment pro en photo et en vidéo
En
photo, le S4 se révèle être une excellente surprise. Son capteur passe
de 8 à 13 mégapixels mais surtout livre des performances, en bonnes
conditions d’éclairage, souvent supérieures à celles de l’iPhone 5, référence en la matière. Pour les basses lumières, un Nokia Lumia 920 ou un HTC One
reste toutefois plus efficace. En capture et en lecture vidéo, le S4
fait aussi bien que le S3 avec la prise en charge de nombreux formats
(MKV, DivX, Xvid, WMV, etc) et ce jusqu’en HD 1080p. A noter, c’est
dommage, la disparition de la radio FM.
Des fonctions utiles, d’autres un peu gadget
Mais
c’est sur le terrain du logiciel et des applications que le S4 fait
sensation. Certaines constituent plus une démonstration de force qu’une
réelle amélioration des usages. D’autres, assez bluffantes, vous seront
utiles au quotidien pour réussir vos photos, vous divertir ou gagner du
temps. Parmi ces nouveautés intégrées à la surcouche TouchWiz figure la
possibilité de piloter le smartphone par des gestes (assez efficace) ou
même le regard (un peu moins efficace). Avec l’option Air View ,
l’aperçu du contenu de dossiers ou de SMS devient instantané en les
pointant du bout du doigt (une fonction présente sur le Note 2 mais qui
nécessitait l’usage du stylet) : l’effet est sidérant, l’utilité plus
contestable. Enfin au-delà d’une application de santé (S Health), d’un
traducteur instantané à l’écrit comme à l’oral (S-Translator), ce sont
les nouveaux modes photos qui impressionnent le plus. A côté des grands
classiques (HDR, Panorama, etc), on découvre des fonctions plus
étonnantes comme Gomme pour effacer les intrus de passage sur une photo
ou Dramatique pour fusionner plusieurs prises de vues d’un sujet en
mouvement en un seul photo montage. Assez éblouissant !
Compatible avec les dernières technos
Comme
le S3, le Galaxy S4 se distingue par sa batterie amovible et un lecteur
MicroSD (support des cartes) jusqu’à 64 Go. Assez indispensable dans la
mesure où seule la version 16 Go du smartphone est, pour l’instant, en
vente et qu’elle laisse moins de 10 Go à l’utilisateur pour le stockage
de ses fichiers. Enfin, le S4 est compatible MHL (pour une liaison HDMI
avec le téléviseur), DLNA (même chose sans fil), Miracast (pour utiliser
sa TV comme écran miroir du smartphone), NFC (pour le paiement sans
contact ou l'échange de données). Il prend également en charge les
réseaux mobiles jusqu’à 42 Mbit/s et la 4G. Bref, il intègre la plupart
des nouvelles technologies et tout cela sera vite complété par un vaste
catalogues d’accessoires.
le verdict
Malgré un boîtier ultrafin et des
dimensions qui restent très raisonnables pour son grand écran, le Galaxy
S4 embarque un équipement complet et surtout performant. Doué en photo
et en vidéo, bardé de nouvelles fonctions originales et fonctionnant
avec la dernière version d’Android, le nouveau smartphone de Samsung va
faire de l’ombre à ses concurrents.
Sony Xperia Z1 Compact : un véritable iPhone Killer par ses performances
Malgré son petit format, le Z1 Compact de Sony est le mobile le plus puissant et le plus endurant de la gamme Xperia. Une vraie réussite !
la promesse
Dans les prochains jours, Sony mettra sur
le marché son iPhone Killer, le Z1 Compact, un nouveau smartphone sous
Android, l’un de ses derniers-nés de sa gamme Xperia. Ce modèle reprend
les principales caractéristiques du Z1,
le mobile haut de gamme du constructeur, mais dans un format 4,3
pouces. Avec cet appareil petit par les dimensions – donc manipulable
d’une seule main – mais équipé des dernières technologies, Sony compte
s’imposer sur un créneau aujourd’hui essentiellement occupé par Apple et
ses smartphones. Le Z1 compact livre-t-il les performances escomptées ?
Voici notre test pour tout savoir.
la réalité
Qu’on se le dise ! Le Z1 Compact n’est pas un simple mini. Contrairement au Galaxy S4 Mini ou HTC One mini,
qui ne sont que des versions allégées et beaucoup moins puissantes que
leurs prestigieux ainés, le nouveau mobile de Sony reprend à quelques
détails près l’équipement du Z1, étanchéité et résistance à la poussière
incluses puisqu’il répond lui aussi aux normes IP 55 et 58.
Xperia Z1 Compact : un design très réussi
Paradoxalement
un peu plus bedonnant que le Z1 (rien de rédhibitoire avec 9,4 mm
d’épaisseur contre 8,5 mm !), le Compact assure, du fait de ses petites
dimensions, une prise en main plus agréable que son grand frère. Composé
comme le Z1 de deux plaques en verre et d’un châssis en métal, il est
visuellement moins spectaculaire mais reste très raffiné. Tout en
conservant les deux versions de base de la gamme, blanche ou noire, il
joue comme l’iPhone 5C
la carte de l’originalité avec deux nouveaux coloris jaune ou rose. Les
traces de doigts sont toujours visibles avec le choix du verre comme
matériau principal, mais cela s’avère moins criant que sur le Z1, petite
surface oblige.
Un superbe écran et une autonomie renforcée face au Z1
En
plus de son écran de 4,3 pouces contre 5 pouces, deux éléments
distinguent le Compact du Z1. D’abord sa définition n’est que HD (1280 x
720 points). Cette caractéristique n’est toutefois pas pénalisante. La
résolution reste très élevée avec 341 points par pouces. Et franchement,
au-delà de 300 ppp, il est difficile de constater à l’œil nu un
quelconque bénéfice en termes d’affichage ! De plus la luminosité et le
contraste de la dalle sont excellents (544 cd/m² et 1904:1, soit mieux
encore que sur le Z1). La qualité d’affichage est donc superbe.
Ensuite, la batterie n’est que de 2600 mAh (contre 3000 mAh sur le Z1). Mais là encore, aucun impact négatif, l’écran étant plus petit et HD. L’autonomie du Z1 Compact dépasse les 20 heures en appel, atteint presque les 8 heures en sur 4G et les 10 heures en lecture vidéo.
Ensuite, la batterie n’est que de 2600 mAh (contre 3000 mAh sur le Z1). Mais là encore, aucun impact négatif, l’écran étant plus petit et HD. L’autonomie du Z1 Compact dépasse les 20 heures en appel, atteint presque les 8 heures en sur 4G et les 10 heures en lecture vidéo.
Un monstre de puissance dans un boitier mini
Côté
performances, ce smartphone qui fonctionne sous Android 4.3 s’appuie,
comme son ainé sur l’un des processeurs les plus puissants du moment, le
SnapDragon 800 de Qualcomm (quatre cœurs à 2,26 GHz) avec 2 Go de
mémoire. Ce qui fait du Z1 Compact une véritable petite bombe, capable
de faire tourner les applications et les jeux les plus sophistiqués du
marché. Ses scores sous Antutu 4 sont même supérieurs à ceux du Z1 grâce
à l’écran moins grand (34943 au total et 9839 pour la partie 3D, des
résultats équivalents au Galaxy Note 3).
Le même capteur photo que sur le Z1
Pour
la partie photo vidéo, on retrouve sur le Compact le capteur 20
mégapixels présent sur le Z1 et le même univers applicatif ultra riche…
et moins sujet à plantage après les quelques mises à jours correctrices
consécutives à la sortie du Z1. Selon nous, le qualité des clichés n’est
toujours pas aussi épatante que sur le S4, l’iPhone 5S ou - en basses lumières - le Lumia 1020,
mais cela reste satisfaisant, voire assez plaisant grâce aux nombreux
réglages et effets mis à disposition. Les vidéos sont, quant à elles,
riches de détails, fluides et assez bien stabilisées.
le verdict
Avec le Z1 Compact, Sony propose un
smartphone petit format qui - à l’instar de l’iPhone - peut s’utiliser
d’une seule main et s’avère tout aussi, sinon plus puissant et endurant.
Ultime avantage de ce Compact, il sera disponible chez tous les
opérateurs – à partir de 1 euro avec abonnement chez SFR, par exemple –
et il bénéficie déjà d’offres promotionnelles intéressantes : 50 euros
de réduction pour les précommandes sur le site de Sony mobile et un prix
de seulement 440 euros avec un forfait SFR Red sans engagement !
Au cœur de son labo secret, Google peaufine ses lunettes connectées
Nous avons pu nous rendre au sein du laboratoire GoogleX, où des chercheurs planchent sur ses projets les plus fous de l'entreprise. Interview à propos des Glass dans le Saint des Saints de la Silicon Valley.
C'est un bâtiment un peu à
l'écart sur le campus de Google à Mountain View. C'est aussi l'un des
rares endroits, si ce n'est le seul, où la signature d'un accord de
confidentialité est requise afin d'être autorisé à franchir le palier.
Nous sommes au GoogleX, le laboratoire à idées folles du moteur de
recherche, les fameux « moon shots », si chers à Larry Page, le co-fondateur et actuel PDG de Google.
© Google
Les
Glass sont désormais compatibles avec des montures traditionnelles et
pourraient être disponibles chez votre opticien d'ici cinq ans.
Derrière les portes, des centaines d'ingénieurs travaillent sur « des projets à long terme »
explique Charles Mendis, responsable de la partie logicielle des Google
Glass, les fameuses lunettes intelligentes du géant, qui devraient être
commercialisées cette année. Avant de détailler la philosophie des
chercheurs de ce lieu unique : « Nous imaginons le monde tel qu'il
sera dans cinq ou dix ans. Mais il n'existe aucune pression pour
réussir, assure-t-il, car même une expérience qui génère de mauvais
résultats demeure positive pour nous. »
C'est peut-être ce qui explique pourquoi Google ne semble se fixer aucune limite. « Nous voulons ouvrir de nouvelles catégories de produits, faire des choses que personne n'a fait avant »,
renchérit Pierre-Yves Laligand, ingénieur sur Glass. Ces projets,
révélés au compte-goutte par la société, font les gros titres de la
presse. Ils fascinent, laissent sceptiques voire inquiètent
parfois. Ici, on travaille par exemple sur la voiture sans chauffeur, un projet de ballons capables de vous connecter à Internet, on met en branle les robots de demain et on teste des lentilles connectées.
« Les Google Glass vont nous rendre plus humains »
Parmi tous ces projets, Glass est le plus avancé. La société travaille toujours sur des prototypes pour rendre l’appareil « plus petit, plus léger et moins intrusif », indique Charles Mendis. Le responsable reconnaît qu'il existe encore une « barrière sociale qui s'estompera avec le temps ». « Dans 5 ans, les lunettes connectées seront disponibles chez les opticiens »,
imagine-t-il. Un rêve de technophile ? Pas si sûr : Google a fait un
pas dans cette direction il y a quelques jours en dévoilant des montures pour des verres correctifs.
« Les Google Glass vont nous rendre plus humains, poursuit-il. Nous
arrêterons de regarder nos téléphones et nos tablettes. Nous ne
manquerons plus aucun moment. La technologie sera toujours présente mais
elle s'effacera et ne sera plus encombrante ». Un exemple ? « Prendre une photo ne prend plus qu'une seule seconde au lieu de dix avec un smartphone ».
En attendant la sortie officielle de ses lunettes, Google est également en contact avec des développeurs. « La communauté est très enthousiaste » assure Pierre-Yves Laligand. « Il
y a beaucoup d'idées intéressantes. Notre travail maintenant c'est de
parvenir à conserver cet élan en fournissant aux développeurs tous les
outils dont ils ont besoin ».
Pour Google, les Glass ne sont qu'une première étape. « Nous
croyons aux wearables devices, indique Charles Mendis. Il est encore
difficile de savoir comment les choses évolueront ces prochaines années.
Mais il s'agit clairement du futur des technologies ». Sur quels autres projets fous la société travaille-t-elle ? Chut, c'est un secret !
les gros investisseurs se battent autour du pactole d’Apple
Alors que Carl Icahn met la pression sur la direction d’Apple pour qu’elle augmente son programme de rachat d’actions, Tim Cook vient de trouver un soutien de poids. CalPERS rejette en effet la vision court termiste du milliardaire activiste.
Pour autant, pour le milliardaire activiste Carl Icahn, cet effort n’est pas suffisant. Lui, qui a récemment porté à plus de 3 milliards de dollars le poids de sa présence dans l’actionnariat de la firme de Cupertino voudrait qu’Apple amende son projet de 50 milliards supplémentaires et utilise 110 milliards de dollars au total pour racheter ses actions. Une somme qui pourrait même être revue à la hausse, si Carl Icahn trouvait des oreilles attentives.
Mais en définitive, la sortie d’Anne Simpson dit tout de la différence de vision et d’intérêts entre CalPERS et Carl Icahn. Même si ce dernier investit parfois pour plusieurs années, il agit toujours par pression et agitation. Tandis que CalPERS représente pas moins de 277 milliards de dollars d’investissements dans différentes sociétés, dont Apple, où le fond pèse pour environ 1,6 milliard de dollars d’actions.
Le fond de pension mise sur le long terme, sur la pérennité d’une entreprise et peut se permettre de voir le cours fluctuer, l’essentiel étant en définitive la stabilité, voire la progression de la valeur sur le long terme.
Pour autant, selon CNBC, sur les dix dernières années, Icahn Entreprises affichait un retour sur investissement de 26,6% contre 7,1% pour CalPERS. Les actionnaires d’Apple pourraient donc choisir la voie du retour sur investissement le plus rapide, au détriment d’un développement potentiel d’Apple via des acquisitions, de la R&D et de gros investissements dans des usines spécifiquement équipées pour permettre la création de nouveaux produits. Ou alors, ils feront confiance à Tim Cook et à ses équipes, et attendront de voir ce que la firme de Cupertino va sortir dans les prochaines années pour trouver de nouveaux leviers de croissance. On a, d'ici là, pas fini d’entendre parler du pactole d’Apple…
Si l’action Apple a baissé
(d'environ 8%) après l’annonce de ses derniers résultats trimestriels,
un chiffre scintille en bonne place devant les yeux de ses
actionnaires : les 159 milliards de dollars de cash que possède Apple
désormais, en hausse de 12 milliards par rapport au même trimestre
l’année précédente.
Un trésor de guerre qui fait des envieux
Un
pactole mirifique qui pose plusieurs problèmes à Apple. Tout d’abord,
une grosse partie de ce cash est hors des Etats-Unis. Comme beaucoup de
sociétés, Apple laisse une grosse partie de ses revenus, générés à
travers le monde, à l’extérieur des frontières américaines pour ne pas
avoir à s’acquitter des taxes afférentes, de l’ordre de 35%. Ce cash est
donc utilisable mais pas pour tout.
L'action d'Apple a baissé de près de 7% depuis l'annonce des résultats du dernier trimestre fiscal de l'entreprise.
En effet, et c’est le
second problème, pour certains actionnaires, cet argent dormant devrait
servir à Apple à racheter en masse ses actions, afin de valoriser les
parts sur le marché et relancer la croissance du titre. L’année
dernière, Tim Cook annonçait la mise en place d’un programme de rachat
d’actions valorisé à 60 milliards de dollars sur deux ans. Un programme
que la firme de Cupertino applique avec zèle. Ce sont déjà 40 milliards
de dollars qui ont été utilisés pour acquérir des actions sur le marché.
Au cours de deux dernières semaines ce sont 14 milliards de dollars de
ses propres actions qu’Apple a récupéré en deux temps, 12, puis deux
milliards.
Pour autant, pour le milliardaire activiste Carl Icahn, cet effort n’est pas suffisant. Lui, qui a récemment porté à plus de 3 milliards de dollars le poids de sa présence dans l’actionnariat de la firme de Cupertino voudrait qu’Apple amende son projet de 50 milliards supplémentaires et utilise 110 milliards de dollars au total pour racheter ses actions. Une somme qui pourrait même être revue à la hausse, si Carl Icahn trouvait des oreilles attentives.
Contre le court termisme
Dans un entretien récent au Wall Street Journal, reprenant une position déjà assumée en public, Tim Cook déclarait qu’Apple a besoin d’être « à
même de s'adapter à l'intérêt à long terme des actionnaires, pas à
celui d'un actionnaire à court-terme, pas à un trader d'un jour ».
Pour Tim Cook, le trésor de guerre de son entreprise doit pouvoir servir
à de grosses acquisitions, de plusieurs milliards de dollars. Depuis
des années, Apple s’est contentée de mener de « petites opérations », de
quelques centaines de millions de dollars.
Jusqu’à présent, seul Tim Cook avait
pris position contre la vision de Carl Icahn, souvent qualifiée de
court-termiste. Mais le directeur général d’Apple a trouvé un soutien de
poids dans la dernière ligne droite avant l’assemblée des actionnaires
prévues le 28 février prochain. Dans une interview accordée à CNBC, Anne
Simpson, une représentante de CalPERS, le fond de retraite des
fonctionnaires de l’état de Californie, s’en est prise à la position
court termiste de Carl Icahn. « Se tenir dehors et lancer une brique
à travers la fenêtre n’est pas la manière la plus raisonnable d’engager
une conversation. Nous ne pensons pas que Carl Icahn, qui est un
investisseur relativement petit avec une vision à court terme, devrait
cornaquer le comité de direction d’Apple, qui est une très grosse
entreprise, avec un futur inscrit dans le long terme sur lequel beaucoup
de personnes comptent ».
Carl Icahn et le fond de pension CalPERS représentent deux visions opposées de l'actionnariat d'Apple.
Deux visions
Carl Icahn regrette évidemment cette prise de position, arguant que CalPERS pourrait aider à améliorer la gouvernance des entreprises, ou plutôt en ce qui le concerne la redistribution d’une grosse partie de ses fonds. Une attaque qui prouve toutefois que l’investisseur à la mémoire courte. En 2012, peu de temps après la mort de Steve Jobs, CalPERS avait pesé de tout son poids pour qu’Apple modifie en profondeur ses règles de gouvernance, notamment en ce qui concerne l’élection des membres du board.Mais en définitive, la sortie d’Anne Simpson dit tout de la différence de vision et d’intérêts entre CalPERS et Carl Icahn. Même si ce dernier investit parfois pour plusieurs années, il agit toujours par pression et agitation. Tandis que CalPERS représente pas moins de 277 milliards de dollars d’investissements dans différentes sociétés, dont Apple, où le fond pèse pour environ 1,6 milliard de dollars d’actions.
Le fond de pension mise sur le long terme, sur la pérennité d’une entreprise et peut se permettre de voir le cours fluctuer, l’essentiel étant en définitive la stabilité, voire la progression de la valeur sur le long terme.
Pour autant, selon CNBC, sur les dix dernières années, Icahn Entreprises affichait un retour sur investissement de 26,6% contre 7,1% pour CalPERS. Les actionnaires d’Apple pourraient donc choisir la voie du retour sur investissement le plus rapide, au détriment d’un développement potentiel d’Apple via des acquisitions, de la R&D et de gros investissements dans des usines spécifiquement équipées pour permettre la création de nouveaux produits. Ou alors, ils feront confiance à Tim Cook et à ses équipes, et attendront de voir ce que la firme de Cupertino va sortir dans les prochaines années pour trouver de nouveaux leviers de croissance. On a, d'ici là, pas fini d’entendre parler du pactole d’Apple…
mercredi 5 février 2014
Prise en main Leica M (2012)
Leica M240 : la Rolls des hybrides entre de plain-pied dans l'ère numérique
Outre l'excellente qualité d'image, le M240 est surtout un boîtier moderne (vidéo, son, etc.). A ce prix, ça compte !
la promesse
Loué pour ses optiques et pour la qualité de fabrication de ses boîtiers, Leica avait corrigé nombre de défauts du Leica M8 - le premier boîtier télémétrique numérique - avec le M9.
Ce dernier offrait en effet pour la première fois un capteur plein
format aux possesseurs d'optiques Leica. Mais si la qualité d'image du
M9 était très bonne, l'appareil souffrait cependant de défauts un brin
agaçant à l'ère numérique. Ce nouveau boîtier sobrement baptisé "M"
(modèle M240, nom de code M10) prend donc la relève et tente de faire
rentrer de plain-pied le monde télémétrique dans l'ère numérique.
la réalité
Le M9 est bien sûr un appareil ancien (5
ans, ce qui fait beaucoup à l'ère numérique), mais outre les limitations
de l'époque, il avait quelques défauts : une définition d'écran
ridicule de 230.000 points, quand le moindre compact haut de gamme de
l'époque en avait le double, une batterie faiblarde, une mémoire tampon
tout aussi chiche et des problèmes de compatibilités avec les cartes SD
suffisamment graves pour que Leica se fende de mise à jour régulières.
Le M240 corrige absolument tous ces défauts : la batterie tient désormais la journée; nous n'avons eu aucun problème de carte mémoire (testé avec notre carte de référence Lexar SDHC Professional x400); l'écran de 920.000 points est clair et lisible en plein jour; et la mémoire tampon encaisse sans problème 7 images d'affilée en 2s avant de ralentir à une image par seconde. Si cette rafale est loin des standards des reflex, il s'agit d'une vraie révolution pour le monde de la photo télémétrique, moins accros aux rafales mais plus soucieux des cadrages – le M9 pédalait dans la semoule juste après la 3e image…
Hergestellt in Deutschland
Si nous
n'entendons pas grand-chose des blagues de nos cousins germaniques, on
ne peut que reconnaître leur savoir-faire en matière de qualité de
fabrication. Ce Leica M240 est vrai objet de luxe assemblé à la main :
la qualité des matériaux, la précision de l'agencement des pièces et le
degré de finition font plaisir à voir - et à toucher. L'appareil est un
peu lourd au regard de ce qui se fait en matière d'hybrides (680 g sans
la batterie ni l'optique), mais cela reste dans les clous de la monture
M. Son viseur télémétrique est de très bonne facture, même s'il ne se
hisse toujours pas au rang des Zeiss Ikon.
Plus de mégapixels et moins de bruit
Limité
à 2500 ISO, le Leica M9 ne brillait pas dans les basses lumières, même
si l'absence de filtre passe-bas (anti-aliasing filter) donnait un petit
cachet au bruit numérique. Le M240 est bien plus à l'aise quand la
lumière se fait rare puisqu'il peut monter jusqu'à 6400 ISO et reste
très performant jusqu'à 3200 ISO. Compte tenu de la typologie non
seulement des utilisateurs de Leica mais aussi des optiques, souvent
très lumineuses, cette gamme est largement suffisante. Et, une fois
encore, le bruit numérique est plutôt bien géré par le processeur
(Maestro, le même que le Leica S2) et simule assez correctement un rendu
argentique.
Des couleurs justes
A l'instar de
Fujifilm et Olympus, Leica est une des rares marques dont les appareils
arrivent à sortir des Jpeg sortis de boîtier dont les tonalités soient à
la fois justes et dotés d'un cachet, d'une patte. Si le Leica M240 a
une petite tendance à la sous-exposition, ses couleurs sont en revanche
très bonnes, avec juste ce qu'il faut de chaleur, notamment dans les
tons chairs, souvent traités de manière froide par Sony notamment. Pour
les puristes, sachez que nous avons testé le Leica M240 avec le Summilux
35 mm f/1.4 asphérique et le Voigtländer Nokton 40 mm f/1.4.
Les Jpeg noir & blanc sont eux-aussi bons, avec une large gamme de gris. Le grain n'est pas aussi recherché que ce que nous avons pu voir du Leica Monochrom (nous ne l'avons pas testé, mais de nombreux fichiers de tests sont disponibles sur le net), mais c'est d'un très bon acabit.
Vidéo : qualités et défauts
La
qualité des fichiers vidéo est plutôt bonne : la plage dynamique n'est
pas au niveau d'un 5D Mark III avec firmware Magic Lantern mais cela
reste très correct. La qualité des optiques Leica permet, dans les
grandes ouvertures, d'isoler les sujets et d'obtenir un rendu très
cinéma, très doux. On peut tout à fait filmer un clip en plans statiques
dès lors que l'on capte le son avec autre chose que le micro intégré.
Contrairement à ce que l'on peut lire çà et là sur le net, l'effet de
rolling-shutter (la déformation des verticales sur les objets en
mouvement dû au balayage du capteur) est très important ! Outre
l'absence d'autofocus sur le système M, cet artéfact visuel limite
grandement les vidéos d'action et de sujets rapides.
le verdict
Vu la spécificité de la niche télémétrique, nous ne jugeons pas l'appareil face à la compétition classique des appareils à moins de 2000 €, mais face à la génération précédente. Et force est de constater que le M240 domine le M9 sous tous les aspects, que ce soit la rapidité d’opération, la qualité d’image, la montée en ISO, la qualité de l’écran, l’endurance de la batterie, la stabilité du système (le M9 plantait), etc. Si vous êtes Leica-iste, que vous n’avez pas encore sauté le pas vers le numérique, le M240 est non seulement l’appareil numérique le plus abouti de Leica (encore heureux, c’est le dernier sorti) mais c’est aussi le premier à être enfin complet, c’est-à-dire à ne pas souffrir d’un défaut absurde à l’heure du numérique. Si vous êtes équipés d’un Leica M8, le passage au M240 vous permettra de profiter du plein format. Pour les détenteurs de M9, le saut de qualité d’image en plein jour n’est pas gigantesque, mais la correction des différents défauts vous fera passer d’un appareil performant, mais imparfait, à un appareil enfin léché sous tous les aspects. Pour les non Leica-istes, le ticket d’entrée élevé (6200 € le boîtier, 1300 minimum pour la moins chère des optiques), le saut dans le monde Leica est un choix couteux, plus une affaire de passion qu’une équation économique.Pourquoi la NSA a-t-elle espionné une sommité belge de la cryptographie ?
Plusieurs centaines d’experts en cybersécurité, dont le professeur Jean-Jacques Quisquater, auraient été espionnés en Belgique par l’intermédiaire d’un malware particulièrement sophistiqué. Explications
Le piratage de Belgacom,
dévoilé en septembre dernier, rebondit de manière étonnante dans
l’univers tamisé des experts en cybersécurité. L'enquête menée par la
police fédérale belge vient en effet de révéler que le professeur
Jean-Jacques Quisquater, un expert en cryptographie reconnu au niveau
international, a été victime d’une attaque ciblée en lien direct avec
l’affaire Belgacom. Ce chercheur a travaillé sur de nombreux
algorithmes, utilisés dans des objets aussi courants que les cartes
bancaires par exemple.
Jean-Jacques Quisquater
Contacté par 01net, M. Quisquater nous détaille son histoire. « Un
jour, la police fédérale est venue me trouver. Ils m’ont expliqué que
mon ordinateur avait été attaqué par un malware très sophistiqué,
probablement réalisé par un gouvernement. Le logiciel malicieux ne
bougeait pas beaucoup. Mais dans certaines circonstances, il
communiquait de manière chiffrée avec le malware de Belgacom », explique-t-il.
Une source policière a indiqué au
professeur qu’il n’était pas la seule victime dans ce cas : plusieurs
centaines de personnes en Belgique auraient connus le même sort, tous
plus ou moins actifs dans le domaine de la cybersécurité.
Un faux lien vers LinkedIn
Il
n’existe aucune preuve pour l’instant qui pourrait permettre de
remonter jusqu'aux auteurs de l’attaque. Mais la manière dont elle s’est
déroulée fait plus que penser aux techniques de la NSA. C’est en tous
cas l’une des pistes privilégiées de la police. « J’ai reçu par
email une invitation LinkedIn, que je n’ai pas acceptée. Toutefois, j’ai
consulté le profil de la personne en question. C’est alors que je me
suis aperçu que le lien n’était pas bon. J’ai immédiatement coupé la
connexion et fermé l’ordinateur », précise Jean-Jacques Quisquater.
Il est donc possible que pour infecter l’ordinateur, les pirates aient injecté des paquets lors de la connexion, un hack éminemment
complexe, mais bien maitrisé par la NSA. Cette technique est décrite
dans les documents d’Edward Snowden sous le nom de « Quantum Insert ».
Les administrateurs réseau de l’opérateur Belgacom en ont déjà fait les
frais. Mais il ne s’agit là pour l’instant que d’hypothèses. « L’enquête est toujours en cours », précise le professeur.
Côté malware, il y a déjà plus
d’informations. Il s’agirait d’une variante de MiniDuke, un logiciel
malveillant découvert par Kaspersky en février 2013. Programmé en
langage machine (assembleur), il permet d’installer de manière très
discrète des portes dérobées sur la machine infectée. Selon l’éditeur,
il a été conçu pour espionner les entités gouvernementales et les
institutions à travers le monde.
Le papier reste l’ultime recours
Reste à savoir ce que les pirates sont venus chercher. « Je
n’en sais rien. Ils cherchaient sans doute à surveiller l’état de l’art
de la cryptographie. Il n’y a aucun secret dans mon ordinateur et tous
mes travaux sont publics », explique le professeur. Et dans les
rares occasions où il avait à manipuler des secrets (par exemple d’ordre
commercial), il ne les stockait jamais sur un ordinateur, mais... sur
du papier. Enfermé dans un endroit sécurisé.
Au regard des révélations en série sur la NSA, l’expert en chiffrement est pourtant loin de perdre confiance en son art. « Les
algorithmes de chiffrement sont relativement bons. Les documents
révélés montrent que les gouvernements sont oligés de les contourner
pour accéder aux données. Ou alors ils affaiblissent les protocoles qui
les mettent en place. Mais dans son principe, le chiffrement reste
toujours l’élément le plus solide dans les communications aujourd’hui », souligne Jean-Jacques Quisquater.
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